Un des derniers sanctuaires naturels de la planète… que l’homme n’a pas encore profané! C’est en ces termes que le commandant Cousteau parlait d’Aldabra. Son écosystème exceptionnel lui vaut le surnom de Galapagos de l’océan indien.

Cette photo de l’atoll Aldabra a été prise depuis la station spatiale internationale le 29 avril 2011 en début d’après-midi. On y distingue sa lagune entourée par les quatre grandes îles de corail qui constituent l’atoll. Aldabra fait partie du Groupe du même nom, composé des atolls Assomption, Cosmolédo et Astove. Son nom vient de l’arabe Al-Khadra qui signifie l’île verte. Le groupe est situé au Nord du Canal du Mozambique, à environ 400 km de Madagascar.

Un isolement bénéfique à l’atoll Aldabra

Aldabra n’a jamais vraiment pu accueillir de population humaine. Son isolement, son aridité et l’absence d’eau douce l’ont rendu inhospitalière. Mais c’est aussi ce qui l’a permis d’être aujourd’hui un véritable sanctuaire. C’est un lieu ou la vie animale a pu prospérer et se développer en toute quiétude durant les 200 000 ans d’isolement de l’atoll.

Pour préserver cette exceptionnelle biodiversité, Aldabra a été proclamé Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO en 1982. L’atoll est une réserve naturelle stricte, un site Ramsar et une zone importante pour la conservation des oiseaux. Son accès est très réglementé et se fait via une demande auprès de la Seychelles Island Foundation (SIF).

Une faune exceptionnelle

Sur Aldabra vit environ 150 000 tortues géantes (Geochelone gigantea). C’est également le site de ponte le plus important de l’océan indien pour la tortue verte et un important site de ponte pour la tortue imbriquée.

On y trouve également de nombreuses colonies d’oiseaux de mer et terrestre endémique à la région. L’atoll constitue notamment la plus importante colonie de phaéton à brins rouges et la seconde plus grande colonie de frégates ariel et de frégates du Pacifique.

La faune aquatique est tout aussi exceptionnelle. On y trouve un très grand nombre d’espèce de poisson y compris des requins, des raies et des dauphins. Plus de 200 espèces de poissons de récifs vivent à l’intérieur et autour de l’atoll. Même le dugong (une sorte de lamantin) y a élu domicile ces dernières années.

Si vous avez une irrépressible envie de découvrir Aldabra, il existe quelques rares armateurs ou croisiéristes qui pourraient vous y emmener au départ de Mahé. Cependant, c’est l’isolement de l’atoll qui l’a rendu si exceptionnel. Ce serait bien que cela reste ainsi. Les rares moments où l’homme y a posé les pieds, notamment durant les 18e et 19e siècle, n’aura pas été sans conséquence. Les tortues géantes de l’atoll faillirent disparaître et l’introduction d’animaux ont nui à l’écosystème.

Puisse ce sanctuaire rester non profané par l’homme pour toujours comme le disait le commandant Cousteau.

Photos © UNESCO
Author: Ron Van Oers

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